Etre fan, ça ne se dit pas. Ca se vit, ça se ressent. J'entends par la qu'on ne peut pas décréter être fan d'un tel ou d'un tel du jour au lendemin, sur un coup de tête. Le fanatisme est un sentiment progressif, tout d'abord on entend l'artiste pour la 1ere fois, en général on s'en souvient. Je me rappelle comme si c'était hier la 1ere fois ou j'ai écouté « Back to Black » dans un train il y a un peu plus d'un an. Ensuite, si l'on aime ce que l'on a écouté, on va chercher a écouter davantage, et si l'on continue a apprécier, on va se renseigner sur l'artiste, s'informer, écouter encore et encore, et là, il y a un déclic. On devient accro. La musique devient une drogue, si l'on est privé durant quelques jours, on est en « manque ». Etre fan, c'est trouver dans chaqune de nos pensées un rapport avec l'artiste, c'est de passer des heures et des heures a tenter de dénicher la moindre information, c'est se couper en quatre pour essayer d'aller voir un concert... Tâche difficile lorsque l'on a que 14 ans et que l'on habite dans le sud de la france. Etre fan, c'est dépenser toutes ses éconnomies dans des disques que l'on a déjà en attendant un nouveau titre ou un nouvel album, c'est sauter de joie lorsqu'on trouve un poster, un article, ou même une photo de notre idole, mais être fan c'est avant tout rêver, rêver chaque jour. Etre fan, c'est tout cela réuni. Mais être fan d'Amy, est particulier. Il faut ajouter a cette liste la peur, l'angoisse quotidienne. La peur qu'elle tombe malade, mais surtout qu'il lui arrive quelque chose de plus grave. Son état de santé n'étant pas toujours au mieux, et ses addiction qui ne cessent jamais, on pense au pire chaque jour. Immaginez, le jour ou la personne que vous admirez le plus au monde passe dans l'autre monde, on tombe de haut, de très haut, tout s'écroule autour de nous. On se dit si j'avais su, si seulement j'avais su ; que faire de notre petite place ? Je tremble en écrivant ces quelques lignes tant j'ai peur, car je sais que s'il arrive quelque chose a Amy sans l'avoir vu une seule fois, en plus d'être accablée, je sais que je ne me le pardonnerai jamais. Mais en attendant profitons d'Amy, de sa voix magnifique, et de ses idées grandisoses.
